Ashford Park, Lauren Willig

Publié le par Joyce

Ashford Park, Lauren Willig

Ashford Park, Lauren Willig

Orpheline à cinq ans, recueillie par un oncle indifférent, Addie ne s'est jamais sentie à la hauteur de sa cousine Bea, plus belle, plus riche, plus sociable. Cette dernière a pourtant été son unique alliée durant toute son enfance.
Pendant la Grande Guerre, leurs chemins se séparent quand Addie s'engage comme infirmière. Quelques années plus tard, Bea, jeune mariée délaissée, séduit le soupirant d'Addie et s'enfuit avec lui en Afrique. Contre toute attente, quand Bea l'appelle à l'aide et la supplie de les rejoindre au Kenya, Addie n'hésite pas une seule seconde. Si les retrouvailles ne sont pas celles qu'elle espérait, elles laissent entrevoir à la jeune femme un tout autre avenir.

New York, 1999, Clémentine se rend chez sa grand-mère pour son quatre-vingt-dix neuvième anniversaire et découvre au détour d'une conversation un secret familial que l'on pensait oublié depuis des années.

The Tatler, proclamait le titre, en lettres ornementées dans un cadre Art déco. En-dessous, on voyait une photo de Béa, la cousine de grand-maman, vêtue d'une élégante tenue de voyage, sur le pont d'un navire, des fleurs plein les bras; à côté d'elle se tenait un homme qui présentait une forte ressemblance avec grand-papa Frederick, tel q'il apparaissait sur les vieux clichés dans l'appartement de sa grand-mère.
Sous l'image, la légende disait : LADY BEATRICE DESBOROUGH ET L'HONORABLE FREDERICK DESBOROUGH.

MON AVIS

 

J'ai trouvé le rythme de la première moitié du roman plutôt lente avec peu d'action au début. Je m'en suis un peu étonnée me disant que si cela continuait ainsi, j'allais lire pour la première fois ce type de roman avec une intrigre plutôt pauvre en événements et peu intéressante, me demandant où l'auteure voulait en venir.

En fait, cela m'a apparu ensuite comme une longue introduction, une mise en situation, avant qu'un événement fasse évoluer l'action grandement à la moitié du livre, environ une cinquantaine de pages avant la deuxième partie. Et là, c'est devenu passionnant jusqu'à la fin au point d'avoir éprouvé l'envie que cela continue, que l'on m'en dise encore plus sur le vécu des personnages principaux. La première partie intitulée "Ashford" est autant à l'image de la vie calme et morne des deux cousines durant leur jeune âge que la seconde intitulée  "Kenya" l'est de la vie âgitée et flamboyantes des jeunes femmes qu'elles sont devenues et de leurs amours.

Cela a été agréable de suivre toute une vie, celle des deux personnages féminins principaux et des liens qui en ont découlé sur le devenir de leurs descendantes.

Au final, c'est une lecture que je recommande.  

-Ce sont les faibles, pas les forts, qui ont recours à la méchanceté, comme les animaux acculés. C'est un réflexe défensif.

Publié dans Roman historique

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