Les roses rouges du passé, Julie Garwood

Publié le par Joyce

Les roses rouges du passé, Julie Garwood
Veuf cynique et glacial, le marquis de Lyonwood a juré de ne jamais se remarier. Jusqu'au jour où il rencontre la princesse Christina, sublime ange blond qui décidément ne ressemble à personne. Tantôt naïve, tantôt sagace, elle le trouble et le déconcerte. Est-elle une manipulatrice? Une ingénue? Ses réactions sont imprévisibles, mais un seul baiser suffit à embraser Lyon. Dévoré de passion, il lui propose le mariage... sans se rendre compte qu'il ignore tout d'elle, à commencer par l'incroyable secret de ses origines.

Et bien, j'ai stoppé ma lecture de ce roman après en avoir lu plus de la moitié mais voyez-vous il ne me captive absolument pas et je n'ai pas envie de m'obliger à le terminer.

Je trouve l'histoire très peu probable ce qui n'enlève rien à son originalité et à l'imagination foisonnante de l'auteure. Cependant, justement, l'action a pris le pas sur tout autre chose. Cela manque pour moi d'esprit, d'âme. Cela reste très en surface.

Contrairement aux avis que j'ai pu lire sur ce roman, je n'ai pas du tout aimé le personnage du marquis mais beaucoup plus celui de la princesse Christina. Je trouvais les passages concernant le décalé dû à son éducation parmi les indiens qu'elle cache dans cet environnement dont les codes sont si éloignés de ce à quoi elle est habituée, ainsi que le vocabulaire inadapté, très cocasses et pleins de fraîcheur. Cela donne un ton humoristique que j'ai bien apprécié mais cela seul n'a pas suffit à capter suffisamment mon intérêt pour elle et son histoire.

In Romance We Trust (le blog) m'a informé que Julie Garwood n'était nullement une spécialiste de la Régence ( je confirme ! ) et excellait d'avantage au sujet de l'Ecosse et des Highlands. Lorsque j'en aurais l'occasion, c'est vers cette lecture que je me tournerais pour lire à nouveau cette auteure. Je n'y manquerais pas. Et j'espère ainsi la découvrir dans tout son talent et sa créativité qui semble plus efficace dans ce domaine.

- Eh bien , princesse... de quoi vouliez-vous m'entretenir?
- Comment vous sentez-vous?
Rhone battit des paupières.
- Mais... très bien, bredouilla-t-il gauchement.
Voyant que les deux jeunes gens tournaient autour du pot sans oser en venir au fait, Lyon décida d'intervenir.
- Rhone, je crois que Christina veut savoir comment va ta blessure.
Christina se tourna pour le dévisager.
- Alors, vous savez.
- Vous savez? croassa Rhone au même instant.
- Elle sait, confirma Lyon qui gloussa, amusé par l'expression ahurie de son ami.
- Morbleu, si je comprend bien, tout le monde sait! pesta Rhone.
- Je vous ai reconnu à la couleur de vos yeux, expliqua Christina. Ils sont d'un vert extraordinaire que l'on n'oublie pas. Et puis... vous m'avez regardée. Je n'ai pas cherché à vous démasquer, cela c'est produit malgré moi, conclut-elle avec un sourire contrit.
- Dans ce cas, nous jouons cartes sur table ? hasarda Rhone.
- Pardon? Mais je n'ai pas de cartes sur moi.
- Je te préviens, Rhone, Christina prend tout au pied de la lettre. C'est déconcertant, crois-moi, j'en ai fait l'expérience.
- Vous n'êtes pas charitable, Lyon, lui reprocha la jeune femme. Je ne sais pas ce que vous voulez dire avec votre "pied de la lettre". Est-ce une insulte qui devrait me fâcher?
- Rhone vous a demandé s'il pouvait s'exprimer librement, voilà tout. Seigneur, j'ai l'impression d'être un traducteur, bougonna Lyon.

Publié dans Roman historique

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