La femme du bout du monde, Barbara Wood

Publié le par LadyRomance

La femme du bout du monde, Barbara Wood

Editions Presses de la cité, 462 page - existe chez d'autres éditions, ainsi qu'en format poche, publié le 4 juillet 2013 !

Thèmes : romance, voyage, tradition...

1846. En Angleterre, les perspectives d'avenir sont bien minces pour une sage-femme de 19 ans. A la mort de son père, Hannah décide donc d'embarquer pour l'Australie, terre de toutes les promesses, pour s'y installer.
Durant la longue et tumultueuse traversée, elle fait la connaissance d'un séduisant américain, Neal Scott, jeune géologue, aventurier et pionnier de la photographie. Leur amitié se transforme rapidement en amour fou, qui reste platonique par la force des choses... et des convenan
ces de l'époque.

Quand enfin ils accostent, malgré la passion qui les unit, la poursuite de leurs rêves les entraîne sur des chemins différents. Mû par une insatiable soif de découvertes, Neal explore le vaste territoire australien. Hannah, quand à elle, souhaite plus que tout pratiquer la médecine, ce qui implique une certaine sédentarité.

Mais si leurs idéaux les séparent, l'amour finira t-il par les réunir?

Mon avis

La femme du bout du monde est un roman encore différent des romans que j'ai pu lire. Il est rempli d'aventures, d'amour et d'exotisme avec de nombreux personnages intéressants et bien construits. Cela ressemble énormément à un téléfilm dans sa composition et son déroulement. Il a un caractère très divertissant. Les héros de l'histoire sont des personnages haut en couleur et les personnages secondaires ne sont pas en reste.

L'héroïne, Hannah Conroy, 19 ans, suit les traces de son père, médecin, 45 ans, qui de par ses origines irlandaises n'est pas très respecté et apprécié de ses confrères médecins anglais de la haute société. Passionné par son travail, il mène personnellement des recherches qu'il teste sur lui-même. Ses méthodes révolutionnaires vont occasionner sa perte suite au décès d'une baronne dont il aurait pu s'occuper efficacement mais qui décède suite aux soins du médecin de famille avec ses méthodes vieillottes et dépassées aux conséquences catastrophiques. Pour s'en sortir, celui-ci fera accusé le père d'Hannah. Ce dernier, choqué et malade suite à un de ses tests, décède. Plus tard, même si la vérité fut reconnue, rétablissant la réputation de son père, Hannah en subit toujours les néfastes conséquences. Alors, l'héroîne, jeune femme intelligente et courageuse avec un diplôme de sage-femme en poche et son rêve de devenir médecin pas très compatible avec un pays comme l'Angleterre au milieu du 19° siècle, décide de partir pour un nouveau monde et s'inventer une nouvelle vie puisque plus rien ne l'y retient.

C'est sur le bateau en direction de l'Australie qu'elle rencontre un charmant et sympathique homme de 25 ans, Neal Scott, scientifique, photographe, ayant une grande soif d'aventures et de découvertes. L'Australie possède tout ce qu'il faut pour cet explorateur de nouvelle civilisation inconnue et à cette femme qui pourrait donner vie à son rêve dans un vaste pays où les convenances devraient être moins pesantes de par la diversité de la population faite des premiers colons venant d'ici et d'ailleurs tenter leur chance et pourquoi pas y faire fortune. Mais une chose n'était pas prévue, c'est que nos héros commencent à tomber amoureux l'un de l'autre alors que leurs routes doivent se séparer à leur arrivée en Australie, Neal descendant le premier du bateau pour partir dans des expéditions périlleuses et Hannah poursuivant sa destinée plus loin dans ce même grand pays. Neal lui promet alors de venir la retrouver une fois achevée son expédition qui doit durer plusieurs mois. Ils vivront de nombreuses aventures chacun de leur côté, se retrouveront, s'éloigneront à nouveau pour leurs projets respectifs etc...

L'histoire est très dense, les héros sont très beaux, les personnages secondaires très attachants avec de vraies personnalités. Il se passe énormément de choses. Cependant, si j'ai bien aimé les deux tiers du roman, j'ai moins apprécié le dernier où j'y ai trouvé beaucoup de longueur et de répétitions. L’intrigue s'essoufflait et perdait en intérêt du fait d'un style moins dynamique peut être ou d'un manque d'originalité ou de encore par la dispersion du fait des nombreux événements, lieux et personnages !!! Je ne sais pas !!! Il m'a semblé que cela aurait été plus agréable à regarder en image, correspondant plus à un scénario de film qu'à un roman dans toute cette partie. Mais, ce n'est que mon avis car je ne doute pas que cela puisse beaucoup plaire à d'autres ainsi !

Un roman donc plaisant à lire, divertissant, avec beaucoup d'exotisme... et de romance car il y plusieurs histoires d'amour. Un roman qui aurait peut-être gagner en qualité en étant un peu plus court et moins dense !

Je publie une plus jolie couverture des Editions Libra Diffusio ci-dessous car, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais celle aux Editions Presses de la cité n'évoque pas pour moi la période évoquée dans le roman !!!

La femme du bout du monde, Barbara Wood

Éduquer une fille est une perte de temps, disaient les villageois. Cela les rend prétentieuses et leur donne des idées de grandeur. Aucun homme ne voudra l’épouser.

Les Ancêtres étaient des êtres magiques, dont les gestes et les pensées se transformaient en choses concrètes. C’est ainsi qu’une fleur naissait à chaque fois qu’un Ancêtre riait. Et parce que les hommes rient davantage au printemps, il pousse plus de fleurs au printemps. C’est du moins ce qu’ils disent.

Nous sommes ce que nous disons être. En disant que j’étais sage-femme, je me limitais moi-même. Je ne peux pas reprocher aux autres de me mettre dans la niche que j’ai moi-même creusée. Mais le monde est maintenant essuyé comme une ardoise et je peux écrire dessus ce qu’il me plaira d’écrire.

Publié dans Roman historique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

sanasan 07/07/2016 13:16

Chouette chronique !! L'histoire me plait beaucoup et tout comme Kerry pour ce type de lecture les longueurs ne me font pas peur ;)

LadyRomance 07/07/2016 15:23

Merci beaucoup Sanasan ! Comme pour Kerry, ton avis si tu venais à le lire, minteresserais beaucoup ! A +

Kerry Legres 06/07/2016 18:53

Je le note, il pourrait me plaire. Les longueurs dont tu parles ne m'effraient pas plus que cela. Pour ce genre littéraire, la plupart du temps ça ne me dérange pas outre mesure ;)
Jolie chronique en tout cas !

LadyRomance 06/07/2016 19:24

Merci beaucoup ! Si tu le lis, cela m'intéresserait beaucoup de connaître ton avis Kerry ! Merci pour ton commentaire ! A+