Les gardiens de la lumière - 1er volume, Michel Langlois

Publié le par LadyRomance

Les gardiens de la lumière - 1er volume, Michel Langlois

Publié en décembre 2015 aux Editions France Loisirs, 929 pages -

Il contient le tome 1 "Maîtres chez soi" et le tome 2 " Entre des mains étrangères" de cette série.

Thèmes : Canada, famille île, phare, roman québécois...

Fin du XIXe siècle. Anticosti, au milieu du golfe du Saint-Laurent, une bande de terre longue de deux cent vingt kilomètres, habitée par à peine quatre cents personnes. La vie y est rude. L'île est isolée du reste du continent six mois par an. Gardien du phare de la Pointe-Ouest, Wilfrid Cormier s'efforce, à titre de juge de paix, de voir à ce que tous les insulaires soient heureux, tout en s'occupant de sa famille, composée de Rose, son épouse, et de leurs cinq enfants. Considéré comme le sage de l'île, Wilfrid est aussi le seul qui, grâce au télégraphe, peut communiquer avec le reste du monde. Malgré la rigueur du climat et l'isolement, les habitants de l'Anse-aux-Fraises comme ceux de Baie-des-Anglais adorent leur coin de pays, et y vivent heureux. Pourtant, parce que les terres sur lesquelles ils ont bâti leur maison ne leur appartiennent pas, ces gens ne dorment pas en paix. Et voilà que leur parvient une rumeur de vente de l'île…

mon avis

Maîtres chez soi

Je vous livre mon avis sur le premier tome de ce volume qui en contient deux car je lirais la suite un peu plus tard.

Dans "Maîtres chez soi", nous suivons la vie des habitants d'une île nommée Anticosti qui se trouve au milieu du golfe de Saint-Laurent, à la fin du XIX ème siècle. Ils ont une vie simple mais rude du fait du climat qui les coupe du continent durant la moitié de l'année. Anticosti est géré par un juge de paix, le gardien du phare de la Pointe-Ouest, Wilfried Cormier, un brave homme qui se veut honnête et droit. Son épouse et lui ont une famille de cinq enfants. L'aînée, Lorraine, doit se marier dès le début du roman, mais son mariage ne la rend pas heureuse avec un mari qui s'avère être alcoolique et violent. Puis, il y a l'aîné des frères, sérieux et serviable, qui doit prendre la succession de son père quand le moment sera venu pour garder le phare. Il tombe rapidement amoureux de la nouvelle institutrice qui vient s'installer sur l'île pour enseigner dans une classe unique aux enfants de ce côté de l'île. Le second garçon, au caractère indépendant, est Ernest qui se sent bien surtout en pleine nature, passionné de chasse et de pêche. Enfin, il y a les deux plus jeunes sœurs qui prennent à cœur leurs études dans le but d'exercer ensuite une profession qui les satisfasse. Nous suivons donc l'histoire de "tout ce petit monde", faite de travail et de tâches quotidiennes, de mariages, de naissances, de mésaventures, de moments plus joyeux et d"événements totalement inattendus parfois qui se déroulent autour d'eux et auxquels ils doivent apporter leur aide.

Le récit est très paisible du fait que le lecteur suit tout cela comme s'il était un observateur de ce qui se passe. Ce que je déplore , c'est qu'aucun personnage ne soit traité en profondeur car nous ne savons jamais ce qu'ils sont en train de penser, de ressentir, de l'intérieur. Et je trouve cela un peu dommage. Il est important pour moi dans une lecture de savoir ce que vivent les personnages dans "leurs tripes" et non pas simplement les "regarder exister". C'est la seule chose que j'ai à reprocher à ce roman mais il se trouve que c'est le style de l'auteur qui est ainsi. L'avantage, c'est que cela donne une lecture pour le coup très tranquille du fait de cette sensation de détachement face au récit. Ainsi, c'est très reposant !

A la fin de ce premier tome qui en compte quatre en tout pour connaître l'histoire entière, nous arrivons au moment où d'éventuels acheteurs venus sur l'île pour la racheter suscitent l'inquiétude des habitants qui ne sont que locataires de leur maison. La famille Cormier, elle, étant employée du gouvernement, est plus sereine face à cet événement fâcheux car elle restera locataire du phare. Mais il va lui falloir gérer l'inquiétude de tous les habitants dont ils ont la responsabilité sur l'île.

La vie, vous savez, est comme un arc-en-ciel. Ça prend de la pluie et du soleil pour nous permettre d'en apprécier les couleurs.

Depuis que Jacques Cartier avait pris possession d'Anticosti au nom du roi de France en 1535, les gens qui s'établissaient sur cette île inhospitalière avaient à peu près le même tempérament : ils étaient indépendants, n'acceptaient pas qu'on leur impose des règlements et aimaient vivre en paix loin des embêtements. Ils subsistaient dans un milieu rude, loin de tout, mais chérissaient leur liberté. Ils pêchaient chassaient comme et quand ça leur convenait, voyant à ne manquer de rien et se contentant du peu qu'ils possédaient. Même la terre où ils résidaient ne leur appartenait pas. Ils n'en étaient que les locataires. Ils n'auraient toutefois jamais changé leur sort contre celui de quiconque.

Publié dans Saga Historique

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Kitsy 21/04/2016 19:42

Bonne lecture ! J'ai hâte d'avoir ton avis sur ce livre :)

LadyRomance 22/04/2016 09:53

Merci Kitsy ! J'ignore quand je le lirais mais je suis heureuse qu'il suscite de l'intérêt ! Bien sûr, je vous tiens informée quand je le lirai avec une chronique qui suivra évidemment ! Bonne journée à toi !