Honeycote - tome 3 : le bal de Mayfair, Anne Barton

Publié le par LadyRomance

Honeycote - tome 3 : le bal de Mayfair, Anne Barton

Publié en Janvier 2016 aux Editions France Loisirs, 424 pages -

Existe aussi aux Editions Harlequin France collection Mosaïc le 25 février 2015

Genre : romance historique, époque Régence, prolétariat, érotisme...

Angleterre, 1817 Lady Olivia a toujours su exactement ce qu’elle attendait de la vie. Et, avec son tempérament de feu et son esprit vif, elle n’a jamais eu de mal à réaliser ses rêves. Après avoir reçu une éducation allant au-delà des cours de broderie et de maintien, elle mène sa vie à sa guise dans le luxueux quartier de Mayfair. Mais, en amour, c’est une autre affaire… Car face à James Averill, le meilleur ami de son frère, sa belle assurance semble fondre comme neige au soleil. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’y croire. Si James la regarde à peine, l’ignore au bal et la traite comme une enfant, c’est qu’il connaît mal son propre cœur, comme tant d’hommes. Un jour, c’est certain, il ouvrira les yeux. Mais, quand elle apprend que ce passionné d’archéologie va bientôt s’embarquer pour l’Egypte et passer deux années loin d’elle, Olivia comprend qu’elle n’a plus le choix. Si elle veut retenir James et le séduire, ce sera cet été ou jamais.

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Le bal de Mayfair est le troisième tome de la série Honeycote dont j'avais bien aimé les deux premiers. Cela a été beaucoup moins le cas pour ce dernier. Je ne suis pas parvenue à rentrer dans l'histoire. Je suis toujours restée à la surface car cela m'a paru dans l'ensemble plutôt invraisemblable.

Cette fois, l'héroïne est Olivia, la plus âgée des deux sœurs du héro du premier tome, le duc Owen Huntford. Celle-ci est amoureuse du meilleur ami de son frère, James Averill. Ils se connaissent depuis toujours. James doit partir deux mois plus tard pour une expédition archéologique en Égypte qui durera deux ans. Olivia décide de tenter le tout pour le tout en lui révélant de façon abrupte son amour pour lui, lui sautant littéralement au cou pour l"embrasser afin qu'il comprenne qu'elle est une femme et non pas la petite sœur de son meilleur ami qu'il a aimé lorsqu'elle était enfant et ne l'a jamais vu grandir. Olivia en est amoureuse depuis toute jeune et se morfond pour lui depuis 10 ans. Alors qu'elle s'imagine l'avoir conquis, prêt à lui demander sa main le lendemain, elle déchante et déprime lorsque celui-ci décide au contraire de passer les deux mois avant son départ, dans la région des lacs à l'autre bout du pays. Extrêmement déçue, Olivia décide alors de quitter Londres pour se reposer des bouleversements subis, se changer les idées chez une de ses grand-tantes dans l'Oxfordshire avec ses champs verts et ses vieux ponts de pierre. S'habituer au célibat et donner le temps à ses blessures de guérir semblaient la meilleure option. Sauf qu'elle se souvint que James avait mis fin à regret à leur baiser et l'avait regardé comme s'il la voyait pour la première fois. Alors, quand elle s'arrange pour que toute sa famille la croît partie chez sa grand-tante, elle s'en va retrouver James à son insu. Voilà le principe de l'intrigue qui se complique avec une lettre qu'Owen a confié à James qui pourrait profondément ébranler Olivia puisqu'elle vient de leur père mort dans des circonstances tragiques plusieurs années auparavant et qu'il souhaitait qu'elle lise maintenant lors de ses 21 ans.

Tout ceci aurait pu donner lieu à un meilleur roman, surtout que le caractère d'Olivia était très intéressant dans les premiers tomes. Généreuse et pétillante, elle est dotée d'une forte et agréable personnalité. Le problème, c'est que dans ce tome, c'est comme si Olivia avait tout misé sur son physique et la séduction au détriment de son caractère, beaucoup plus riche que cela à ce qu'il semblait. Je l'ai trouvé même pathétique à courir ainsi après James et la voir s'offrir à lui presque par dépit pour le convaincre. D'ailleurs, je n'ai pas du tout été convaincue par le déroulement de l'intrigue que j'ai trouvé très improbable au vue des convenances et bienséances selon le contexte de l'époque et le rang d'Olivia durant la régence dont l'auteur n'a pas du tout tenu compte. Cela a eu l'effet de m'agacer et de rendre ma lecture du roman insipide et peu crédible. De plus, l'intrigue manquait non seulement d'originalité mais aussi de rebondissements et d’intérêt. Ceci ne venant pas rattraper cela non plus ! J"ai même trouvé certains passages un peu mièvre comme lorsque les deux héros expriment chacun leur passion ou projet, celui pour l'archéologie concernant James et le projet pour les enfants orphelins pour Olivia. Ils sont évoqués sans conviction, sans profondeur, à la limite du ridicule. Bref, cela ne faisait pas du tout vrai. J'ai tenu tout de même à aller jusqu'au bout de ma lecture en espérant quelques surprises qui ne sont jamais venues. En fait, j'ai ressenti un manque de sérieux de la part d'Anne Barton dans ce dernier tome, ce qui a eu pour effet de ternir ma lecture.

Bref, ce roman clôture tout à fait de façon regrettable pour moi, une série qui pourtant avait beaucoup d'atouts dans les deux premiers tomes. Ce dernier se laisse lire, j'en conviens tout de même, et peut parvenir à divertir de nombreuses lectrices j'en suis certaine, mais pour ma part, il ne m'a pas convaincu... et il me tardait de passer à autre chose.

N’importe quelle jeune fille dotée d’un tant soit peu de bon sens aurait renoncé à James Averill depuis belle lurette.
Exception faite pour Olivia Sherbourne : son problème à elle ne venait pas d’un manque de bon sens, non — il venait d’un trop-plein d’obstination. Olivia se morfondait pour James depuis dix longues années. Peu importait qu’il ne lui offre que fort peu d’encouragement : sa patience provenait d’un amour véritable, profond et durable.
Et elle l’avait vu un jour torse nu (autant le dire tout de suite).
Un torse magnifique, soit dit en passant. Cette vision l’avait d’ailleurs soutenue la majeure partie de cette fameuse décennie.

Publié dans Régence

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