A l'ombre d'une lady, Julie Klassen

Publié le par LadyRomance

A l'ombre d'une lady, Julie Klassen

Publié le 24 juin 2016 aux éditions Milady

Thèmes : Régence, amnésie, secrets, infidélité, fille-mère, seconde chance...

Ne supportant plus les infidélités de sa femme, lord Mayfield décide d’emmener son épouse et sa dame de compagnie, Hannah Rogers, à la campagne. Mais lors du voyage, la voiture sombre dans un ravin, n’épargnant que deux personnes. Lorsque Hannah reprend conscience, tout le monde s’obstine à l’appeler lady Mayfield. Si la jeune femme ne se souvient de rien les premiers jours, elle recouvre peu à peu la mémoire et s’apprête à rétablir la vérité. Mais elle en est empêchée par lord Mayfield qui semble prendre un malin plaisir à jouer cette comédie. Et si la vie offrait à Hannah une chance de vivre enfin avec l’homme qu’elle a toujours admiré de loin… ?

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J'ai été intéressée par la sortie de ce roman avant même de savoir ce qu'il raconterait. Ayant beaucoup aimé Le secret de Pembrooke Park du même auteur dont j'ai trouvé l'intrigue et l'écriture dotées d'une vraie personnalité, il m'était impossible de ne pas lire A l'ombre d'une lady. Etrangement, la 3ème de couverture ne m'a pas laissé vraiment deviner ce que j'allais y trouver ensuite. J'ignorais également qu'il y aurait ce côté Jane Eyre dont l'auteur reconnaît s'être largement inspirée pour les personnages de Hannah Rogers et lord Mayfield même si toutefois, ils sont assez différents physiquement et ont chacun leur propre personnalité.

J'ai beaucoup apprécié cette aventure dans laquelle m'a entraîné Julie Klassen. Cependant, je me suis étonnée de l'attirance de l'héroïne pour deux hommes à la fois, allant jusqu'à me laisser perplexe parfois car ce n'est guère habituel à ce point dans ce que je lis habituellement.

L'histoire est celle de Hannah Rogers, une jeune femme qui a démissionné six mois auparavant soudainement de son ancienne place de demoiselle de compagnie. Elle revient chez les Mayfield à Bath pour récupérer ses derniers émoluments auprès de lady Marianna qui lui propose de les accompagner son mari et elle dans le Devon où ils ont un manoir dans lequel ils n'ont encore jamais séjourner. Lord John Mayfield, le mari de Marianna, souhaite ainsi commencer une nouvelle vie avec sa femme en l'éloignant d'un certain Anthony Fontaine avec qui elle le trompe. Réclamant la présence de Hannah pour pouvoir supporter cet éloignement, lady Mayfield insiste auprès de Hannah qui par besoin d'argent, accepte de les accompagner. Non loin du manoir alors qu'il fait nuit, un gros orage s'intensifie provocant un accident. Le fiacre tombe de la falaise, allant s'écraser à moitié dans la mer. Quelques heures plus tard, le docteur et son fils du domaine qui attendaient l'arrivée des Mayfield viennent les secourir ayant été alarmés par les chevaux affolés galopant en liberté. Ils retrouvent lord Mayfield inconscient la tête posée sur Hannah ayant dans sa main une bague de lady Mayfield. Ils prennent immédiatement Hannah pour elle, qui choquer et sonner ne peut pas parler pour démentir. Elle perd à nouveau conscience après qu'ils aient constatés le corps dérivant et sombrant dans les eaux que les deux hommes prennent pour Hannah. Par la suite, en convalescence Hannah retrouve peu à peu ses esprits et se souvient de son bébé qu'elle veut alors absolument récupérer à Bath. Elle décide qu'elle ne dévoilera la vérité qu'à son retour avec le bébé et lorsque son bras cassé sera guérie pour pouvoir travailler. Mais avant qu'elle n'avoue, le nouvel avoué de lord Mayfield, un très bel homme de son âge, se doute de son imposture mais en tombe amoureux quand Sir John, un beau ténébreux plus âgé et bien bâti, reprend conscience et se comporte comme si Hannah était effectivement sa femme. Pour Hannah, cela devient compliquer et son coeur n'aura de cesse de balancer entre les deux hommes.

C'est un des rares romans où je ne voyais pas du tout où tout ceci allait nous mener, avec une héroïne qui nourrit des sentiments qui s'accroissent tantôt pour un homme et tantôt pour l'autre alors que de surcroît, elle a un jeune enfant. Sa situation étant complexe et confuse, sans compté que certains événements sont totalement imprévisibles, cela peut se comprendre, mais j'avoue avoir été parfois déconcertée. Mais l'auteur nous embraque dans son histoire et l'on se demande vraiment comment les choses vont tourner et évoluer.

Alors, j'ai tout de même moins aimé le dernier tiers du roman car il était trop centré sur toutes les explications à postériori et cela ne laissait plus guère de place à la nouveauté. Néanmoins, cela avait l'avantage de tout éclaircir et cela conviendrait au genre de scènes qui feraient tout à fait leur effet dans une série télévisée ou un film. J'adorerais voir le roman adapté à l'écran car il est vraiment fait pour ça à mon avis !

Pour finir, je rajouterais que la couverture ne me paraît pas correspondre tout à fait à la qualité du roman, un peu comme le titre d'ailleurs. J'aurais préféré une couverture plus adéquate, plus originale et plus jolie. Il faut dire que celle de Le secret de Pembrooke ParK est tellement belle et réussie que j'en redemande... forcément !!!

En bref, A l'ombre d'une lady est un roman d'époque Régence des plus divertissants et agréables à lire. L'ambiance et le style que Julie Klassen met dans son récit me conviennent parfaitement. J'aime beaucoup l'univers littéraire de cette auteure et son imaginaire.

Hannah Rogers était plus qu’une domestique. Et plus qu’une demoiselle de compagnie. C’était une amie très chère. Une jeune femme intelligente et instruite. La fille d’un pasteur et d’une aristocrate. Douée d’une voix de rossignol. Une voisine pleine de bonté, une amie loyale et une mère aimante. La décrire en simple « domestique » ne lui rend pas justice. Elle sera regrettée, non parce qu’elle ne sera plus là pour porter les emplettes ou les bagages de votre femme, monsieur, sans vouloir vous offenser, mais parce que, sans elle, le monde a perdu de son éclat, et l’avenir, de son espoir.

Elle était partagée. D’un côté, la perspective de s’en aller vers un avenir inconnu l’angoissait. De l’autre, elle était aussi impatiente de fuir qu’un animal pris au piège.

Une femme aime se sentir jolie quand elle va voir l’homme qu’elle aime.

Publié dans Régence

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Kitsy 21/10/2016 12:27

Oh le résumé me plaît bien, je l'ajoute à ma wish list !