Loin de Berkley Hall, Coralie Khong-Pascaud

Publié le par LadyRomance

Loin de Berkley Hall, Coralie Khong-Pascaud

Edité le 5 juillet 2016 chez Librinova, 149 pages

Angleterre, 1911
Alors que sa sœur cadette s'apprête à faire son entrée dans la bonne société à l'occasion du bal des débutantes, Lady Catherine Davenport sème le trouble sur le domaine familial de Berkley Hall en refusant de se marier.
Éprise de liberté et de reconnaissance, Lady Catherine se rapproche de Lydia, une femme de chambre au caractère bien trempé et qui a du mal à supporter sa condition de domestique.
Ensemble, elles vont décider d'un tout autre chemin…  

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Loin de Berkley Hall est un roman que Coralie a écrit dans le cadre d'un concours en hommage à Downton Abbey organisé par les éditions Charleston et Librinova qui a été récompensé par le second prix. Elle vous raconte comment cela s'est passé sur son blog dont voici le lien : https://labulledecoco.fr/loin-de-berkley-hall-coralie-khong-pascaud/

Je remercie infiniment Coralie pour ce service presse.

Le roman raconte l'histoire de Lady Catherine et de sa femme de chambre, Lydia.

La première est la fille aînée de lord et lady Davenport, de riches héritiers d'une famille noble vivant dans leur château de Berkley Hall dans le Berkshire en 1911. La famille est l'incarnation même de la haute société britannique, de ses bonnes manières et se montre d'une discrétion à toutes épreuves. Ce que les parents de lady Catherine attendent d'elle, c'est qu'elle soit droite et docile... et qu'elle fasse un beau mariage financièrement parlant, ce qui arrangerait les affaires de la famille qui commence à connaître des difficultés à cause d'un chantage que vit le père du fait d'un secret de famille.

La seconde, Lydia, la jeune femme de chambre de lady Catherine, ayant reçu de l'instruction, rêve de devenir institutrice. Mais la situation difficile de sa famille dans le besoin ne le lui permet pas. Elle s'est trouvée dans l'obligation d'accepter cet emploi moins gratifiant sans attendre. Entre la satisfaction d'avoir tout de même une situation correcte et un désir d'aspirer à mieux, mais aussi d'un besoin de reconnaissance, elle trouve dans l'écriture un exutoire. Exprimer tout ce qu'elle ressent et perçoit de la vie des employés d'en bas du château et leurs petits travers, et de ses maîtres d'en haut avec leurs exigences paradoxales, leur vie facile, superficielle et guindée, lui rend ses journées moins maussades.

Quand d'un côté, nous avons lady Catherine qui défit son père en refusant de se marier, nous avons de l'autre Lydia qui se met de plus en plus à écrire dès qu'elle en a la liberté dans la journée au risque d'être découverte... Bien sûr, c'est ce qui se produit, mais cet événement, comme le premier, qui auraient dû être malencontreux, seront le point de départ de biens des changements pour nos deux héroïnes... !

J'ai beaucoup aimé la description des deux mondes au travers de lady Catherine et de Lydia, si éloignés l'un de l'autre et qui se rapprochent au fur et à mesure dans des circonstances inattendues et originales. Le cadre et tous les personnages secondaires sont si bien posés que l'on imagine aisément la vie qu'ils mènent dans le château, que ce soit dans les pièces occupées par la famille que dans les chambres ou cuisines investis par les domestiques. On s'y croirait vraiment !

La plume de l'auteure est simple, fluide et extrêmement juste. J'ai beaucoup apprécié la véracité avec laquelle se déroule l'histoire de toute cette société évoquée aussi bien au château qu'à Londres dans divers endroits, évoquant différents thèmes.

J'avoue que j'aurais apprécié grandement que le roman se poursuive, qu'il soit développé, car toute la fin laisse deviner de superbes moments en Égypte que je me suis laissée à imaginer, ainsi qu'une possible histoire d'amour pour lady Catherine qui serait venue la combler dans une dimension de sa vie qui semblait équivoque au départ.

Je trouve le thème évoqué dans ce roman "du bonheur pour les femmes qui doit passer par la liberté" à une époque qui commençait à évoluer vers une modification profonde des mœurs, des usages et coutumes, un thème superbement bien traité ici avec les prémices de l'émancipation incarnées par ces deux femmes, ces deux héroïnes qui se ressemblent tellement malgré ces deux mondes qui les séparaient jusqu'à une certaine époque.

Assurément Coralie Khong-Pascaud possède de biens agréables talents naissants d'écrivain à découvrir.

Lord Davenport posa le carnet de comptes devant lui, afin de se concentrer sur sa fille dont la réaction le surprenait, mais pas autant que le clame et la résolution dont elle faisait preuve en cet instant critique. Elle réussissait l'exploit de maîtriser son apparence et ses sentiments. Seule une lueur était perceptible dans son regard, mettant quiconque au défi de la contredire.

Alors pour pallier au silence qui l'oppressait certains soirs, elle avait trouvé un exutoire : quand elle n'était pas trop fatiguée par sa longue journée, elle couchait par écrit tout ce qui lui passait par la tête. Des réflexions sur sa journée, des remarques sur sa condition et l'injustice qui régnait dans la société et dont tout le monde autour d'elle semblait s'accommoder à son plus grand étonnement.

Publié dans Roman historique

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Kitsy 15/10/2016 12:24

Oh la la, encore une jolie lecture en perspective, j'ai hâte d'avoir ton avis sur ce livre ! Belle lecture :)

LadyRomance 16/10/2016 07:46

Merci Kitsy ! Je n'y manquerais pas !!!