La maison aux secrets, Catherine Robertson

Publié le par LadyRomance

La maison aux secrets, Catherine Robertson

Publié le 7 févier 2017 aux Editions Charleston, 414 pages.

Thèmes : Deuil - Héritage - Amitié - Angleterre - Nouvelle-Zélande...

Depuis que son petit garçon a été renversé par une voiture, April Turner ne vit plus. Cela fait cinq ans maintenant qu'elle s'est écartée de tout ce qu'elle aime et de tous ceux qui l'aiment, et entend bien continuer son existence ainsi.

Lorsqu'une lettre lui parvient de la part d'un notaire anglais, l'informant qu'elle est l'héritière d'une propriété abandonnée en Angleterre, Empyrean, la jeune femme tente de résister. Mais le mystère entourant cet héritage est intrigant, et elle décide de quitter temporairement la Nouvelle-Zélande pour le vieux continent, où elle va rencontrer des habitants étonnants, notamment Sunny, dite Lady Day, qui approche des 90 ans.

Sunny avait connu Empyrean lors de son âge d'or, et son histoire rend le passé encore plus vivant. Mais April sera-t-elle prête à renoncer à ses principes pour, enfin, revivre à nouveau ?

Une histoire qui vous apprend ce que signifie être vivant…

mon avis

La maison aux secrets est un roman qui ne m'a pas vraiment emballé. Malgré de nombreuses choses qui m'ont portant apparu intéressantes et valables, je me suis toujours sentie en retrait comme si j'observais tout cela sans jamais vraiment entrer dans l'histoire. Aucun des personnages ne m'a réellement touchée. Je ne me suis attachée à aucun d'eux, même pas à Sunny, la vielle dame.

Franchement, je ne comprends pas ce qui s'est passé avec ce roman. Il y a beaucoup de choses et de personnages que je n'ai pas compris ou qui ne m'ont pas convaincu, surtout April, l'héroïne, James, son ancêtre et Jack, l'homme mystérieux de la forêt... Je suis plutôt restée avec des questions : comment est mort James finalement ? J'ai peut-être loupé un passage !!? Pourquoi son attitude envers Lily ? Pourquoi cette fin avec Jack ? Quel est le sens de l'épilogue à votre avis, pour celles qui ont lu le roman ? Est-ce juste une façon d'annoncer une suite ? Si vous avez les réponses, je suis preneuse. Par ailleurs, c'est la première fois que j'entends parler de ce genre de réaction face à la perte d'un être cher dont on se sent responsable, sans raison formelle, qui consiste à éprouver tant de culpabilité que l'on refuse volontairement tout plaisir, toute joie et tout réconfort. La mort de son propre enfant en bas âge est une abomination à vivre, c'est certain. La plupart du temps, cela mène à un grand chagrin, c'est bien normal, sûrement l'un des deuils les plus difficiles à faire, on est d'accord. Cela peut aller jusqu'à la dépression lorsque l'on ne s'en remet pas avec la perte du goût de vivre. Mais ici, et c'est nouveau pour moi, la réaction est celle d'un rejet de toutes tentations pour se punir. Refuser toute joie et plaisir parce que celui qui est mort ne peut plus les vivre, je peux le concevoir dans un comportement inconscient car la personne ne s'en rend pas compte. Il me semble que dans un cas pareil, le parent perd plutôt le goût des choses et que plus rien n'a de sens. Mais ici, l'héroïne semble tout à fait consciente de ses choix, à refuser tout ce qui peut lui faire du bien ou lui faire plaisir même lorsqu'elle en a envie. J'ai trouvé ça plutôt agaçant et pénible à la longue, je m'en suis lassée au bout d'un moment, et du coup, je ne me suis pas attachée à elle.

Pour résumé, l'histoire est celle d'un couple vivant en Nouvelle-Zélande un grand bonheur jusqu'à la perte accidentelle de leur fils âgé de cinq ans. April, la mère, se sent coupable à tort de cette mort. Depuis, elle se punit en se refermant sur elle-même, en ayant une vie diamétralement opposée à celle qu'elle vivait jusqu'au drame, une vie faite de morosité, sans plaisir et sans joie, son mari ayant refait la sienne. Cinq ans après le décès de son fils, April apprend qu'elle a hérité d'une grande et vieille maison d'époque abandonnée au coeur de la campagne anglaise. Sa décision fut celle de vendre et les événements la mène à rester en Angleterre lors de sa visite pour voir la maison et commencer avec de l'aide la restauration de quelques pièces pour pouvoir la vendre plus facilement. C'est dans ce contexte que, peu à peu, elle réapprend à vivre et à partager, notamment avec la pétillante Sunny, la vieille dame qui sera le lien dans cette histoire entre le présent et l'époque de sa jeunesse passée dans cette maison dans les années 1930-1940. L'histoire est donc celle aussi de la famille propriétaire de cette maison à cette époque dont les membres sont les ancêtres d'April, mais aussi de plusieurs personnages qui transitent autour.

Alors, il y a des divers personnages très intéressants, aussi bien dans le passé que dans le présent, qui laissent présager une histoire comme je les aime. Sauf que pour toutes les raisons qui ont été évoquées ci-dessus, ce ne fut pas le cas. Je me suis même parfois ennuyée. C'est dommage car je trouve à cette histoire quelque chose de vraiment singulier mais pourtant la mayonnaise n'a pas pris pour moi, si je puis dire ! Ceci dit, il ne s'agit là que de mon ressenti et de mon avis ! Peut-être que pour vous le charme agirait vous permettant de mieux l'apprécier !!!

Les secrets importants, pensait James, étaient ceux qu'on ne partageait pas. Jamais, avec personne. Ces pensées, ces envies, ces désirs si sombres qu'on devait les garder enfermés, car, si on les exprimait à voix haute, tout le monde reculerait avec horreur.

Je connais beaucoup de gens qui choisissent de ne montrer au monde qu'un seul aspect d'eux-mêmes. Ils cachent ce qu'ils ont à l'intérieur derrière une façade extérieure. Pas toujours pour tromper les autres, uniquement pour les tenir à distance, les décourager. Mais notre véritable personne intérieure se trahit toujours. Un bref regard, une seconde où la garde est baissée... S'il y a un diable en nous, inévitablement, il finira par sortir. Et s'il y a un artiste en nous, un être aimant, créatif et joyeux, celui-là non plus ne pourra pas rester emprisonné.

Lily était incapable de mentir. Son visage ressemblait à un champ de neige fraîche; la moindre émotion y laissait une empreinte.

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