A l'ombre de l'arbre Kauri, Sarah Lark

Publié le par LadyRomance

A l'ombre de l'arbre Kauri, Sarah Lark

Publié aux Editions L'Archipel le 7 juin 2017

thèmes : Nouvelle-Zélande - Fin XIX° siècle - Disparition - Peuple Maori - Emancipation...

Nouvelle-Zélande, 1875. Lizzie et Michael Drury cultivent l'espoir d'un jour posséder leur propre domaine. Mais ces perspectives heureuses sont soudain balayées par la disparition de leur fille adoptive, Matariki, kidnappée par un chef maori... Pendant que Michael se démène pour retrouver sa fille, Katherine Burton - l'ancienne fiancée de Michael - apprend une nouvelle plus heureuse : son fils Colin revient en Nouvelle-Zélande. Mais nul ne mesure les conséquences de ce retour pour ces deux familles ...

Une nouvelle fois, Sarah Lark fait la part belle à ses héroïnes, et au combat qu'elles mènent pour conquérir liberté et indépendance, dont le droit de vote - la Nouvelle-Zélande étant le premier pays au monde à l'avoir adopté.

mon avis

En lisant A l'ombre de l'arbre Kauri, j'ai été ravie de constater qu'il s'agissait de la suite de Les rives de la terre lointaine. En effet, en lisant la 4° de couverture, je n'avais pas prêté attention aux prénoms du couple évoqué qui auraient pu me le rappeler.

Ce fut donc une agréable surprise et un plaisir de découvrir cette suite qui pour moi est le meilleur que j'ai pu lire de Sarah Lark. Et tout comme la trilogie de Le pays du nuage blanc de l'autrice, je suppose que je peux m'attendre sans doute à un troisième volume que formerait cette dernière série. Je l'espère du moins. J'ai par ailleurs beaucoup apprécié que certains personnages de la première trilogie soient évoqués fortuitement dans ce roman. C'était surprenant et délicieux à la fois.

Dans A l'ombre de l'arbre Kauri, nous suivons la vie des deux filles respectives de deux couples du précédant roman et de tous les personnages secondaires que nous connaissions déjà. Une autre héroïne, elle, est nouvelle. Il s'agit de Violette qui vient avec sa famille d'Angleterre tenter sa chance en Nouvelle-Zélande en 1875. Violette est un magnifique personnage que j'ai énormément aimé et dont j'ai beaucoup apprécié l'évolution. Elle restera, je crois, l'un de mes personnages préférées de la littérature du genre saga.

Evidemment, il y a encore des choses très difficiles dans ce roman à propos de ce que vivent certains personnages, particulièrement les femmes bien sûr, qui présentent une illustration du pourquoi la Nouvelle-Zélande fut le premier pays a accordé le droit de vote aux femmes. C'est cet épisode historique qui le rend d'autant plus et particulièrement intéressant.

Par ailleurs, j'aime beaucoup retrouver grâce à Sarah Lark le peuple maorie, son histoire, ses coutumes et son langage. On finit vraiment par agréablement s'y familiariser.

Ce roman peut se lire indépendamment du premier, mais je trouve que c'est mieux quand même d'avoir lu le premier avant. C'est plus plaisant pour la compréhension de la suite et pour l'attachement que l'on a pu ressentir déjà pour la génération des parents.

L'intrigue est prenante et passionnante à suivre car elle évoque plusieurs histoires en alternance qui se recoupent ensuite. Palpitant ! Un coup de coeur pour moi !

A l'ombre de l'arbre Kauri, Sarah Lark

- Il y aura quand même quelques hommes, observa Julia quand Violette lui fit part de cette réflexion. Mon mari, par exemple. Nous poursuivons en effet tous les mêmes objectifs. Quoique avec cette Mme Sheppard... je n'en suis pas si sûre... Elle est... elle a des opinions extrêmement radicales ! Le droit pour les femmes de voter... je veux dire...
- Tu ne t'en sens pas capable ?
- Mais ce n'est pas le problème, répondit Julia avec étonnement. La question est davantage de savoir si c'est ce que Dieu veut ! Il a en effet créé Eve à partir d'une côte d'Adam... et la première décision qu'elle a prise était fausse, ajouta-t-elle en se signant.
- Peut-être à cause de ça !
- Hein ?
- Oui, à cause de ça peut-être. Parce que... euh... elle venait de la côte d'un homme... Si Dieu s'était donné un peu plus de mal et avait repris de l'argile... ou s'il avait mis un peu de cervelle dans la tête d'Adam...
Julia se signa à nouveau, indignée cette fois.
Mais tu blasphèmes Violette !
- Je crois juste qu'il y a eu un peu de négligence. Mais qu'Eve n'ait peut-être pas été très maligne ne signifie pas que toutes les femmes prennent de mauvaises décisions. Les filles d'Adam et d'Eve, par exemple, ne peuvent pas être directement descendues de la côte d'Adam, elles ont bien dû hériter d'un peu de sa raison.
Pour échapper à des considérations aussi hérétiques, Julia changea de sujet, évoquant Kate Sheppard.

Publié dans Saga Historique

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