La cueilleuse de thé, Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Publié le par LadyRomance

La cueilleuse de thé, Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Publié aux Editions Charleston le 7 avril 2017

Thèmes : Sri Lanka - Angleterre - Plantations - Thé - Romance...

A 20 ans, Shemlaheila travaille dans une plantation de thé au Sri Lanka, sous la direction de l'horrible contremaître Datu Guemi. Suite au décès de sa mère, la protégée du responsable de la plantation, la jeune femme décide de s'enfuir. Son projet ? Aller en Grande-Bretagne d'abord, pour apprendre à parler anglais et pouvoir revenir ensuite à la plantation comme vendeuse. Mais le chemin est rude pour parvenir à ses rêves...

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d'un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d'autres personnes, et surtout d'autres envies. La cueilleuse de thé qu'elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

mon avis

La cueilleuse de thé est un roman annoncé en 4° de couverture comme une grand histoire romantique entre le Sri Lanka et l'Angleterre. Alors, je m'attendais à de l'amour, du rêve et du voyage etc... ! Et bien, il ne s'agit pas du tout de ce genre d'histoire.

Je dirais plutôt qu'il ressemble à un documentaire journalistique romancé dont le sujet de l'amour n'est traité qu'en second plan, à un témoignage de la dure existence des femmes en Inde, notamment pour celles qui sont sur des plantations de thé. Un travail très difficile physiquement, peu payé, et pénible psychologiquement du fait de la crainte envers un régisseur souvent peu scrupuleux qui abusent d'elles tout à fait impunément. Alors, comprenez que ce voyage en Inde ne m'a pas du tout fait rêvé.

Reste le voyage initiatique de notre héroïne qui veut échapper à son sort, à cette misérable vie, à refuser de suivre des traditions ancestrales consistant à devenir l'esclave de son mari et de sa belle-famille. La décision de tenter sa chance à Londres pour apprendre l'anglais et un métier est tellement difficile et courageuse à prendre, et encore plus ensuite de la vivre, que j'ai trouvé dommage que l'autrice ne relate pas assez les ressentis de l'héroïne au moment où elle les vivait. Cela m'a un peu gêné pour croire à son histoire où on imagine très bien la palette d'émotions et de sentiments qu'elle pouvait ressentir. Le style est trop monotone et trop flou à mon goût pour exprimer le vécu d'une héroïne faisant face à une culture et un environnement totalement différent des siens en Inde.

Bref, je me suis sentie parfois en retrait  de l'histoire et n'ai pas réussi vraiment à m'attacher à l'héroïne. Ceci dit, j'ai trouvé le dernier quart du roman bien meilleur, ce qui a relevé un peu mon estime pour ce roman.

Alors, il ne s'agit là que de mon avis car je sais que ce roman a de nombreuses admiratrices qui l'ont beaucoup apprécié. C'est peut-être tout simplement une question de goût.

Ce roman reste néanmoins pour moi un moyen d'avoir été informée sur une situation sociale et professionnelle qui a vraiment existé dans un passé récent pour ces femmes en Inde pour qui les associations luttent encore de nos jours pour changer les mentalités bien qu'il reste probablement beaucoup à faire pour faire reconnaître les droits des femmes afin que de telles traditions inhumaines cessent.

 

On croit toujours que les défauts sont héréditaires. Jamais les qualités.

J'ai plus appris sur mon pays en vivant ici que si j'étais restée sur place.

Publié dans Roman Contemporain

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Commenter cet article

Cellardoor 22/09/2017 13:37

Je ne doute pas que le thème soit intéressant mais j'avoue qu'il ne me tente absolument pas ! Et c'est rare avec les Charleston. Je tenterai peut être s'il sort en poche, un jour :)

Scarlett Julie 22/09/2017 13:36

J'avais été complètement sous le charme <3