Juvenilia, Jane Austen

Publié le par LadyRomance

Juvenilia, Jane Austen

Publié aux Editions 10/18 en Février 1999, 351 pages - Existe chez Christian Bourgeois Editeur publié le 7 Juin 2007

Les Juvenilia regroupent des textes composés lorsque Jane Austen était encore adolescente. Certains, comme Catherine, préfigurent les romans de la maturité, tandis que d'autres, à l'image d'Histoire d'Angleterre, laissent surtout s'exprimer librement un goût de la dérision, de la parodie et même de l'absurde. A la lecture des Juvenilia, l'on s'étonne du sens de l'humour et de la lucidité de cette si jeune fille. Ces œuvres, moins connues et plus spontanées, permettent de mieux saisir les qualités d'un écrivain subtil et secret.

mon avis

J'ai été agréablement surprise de m'apercevoir à quel point Jane Austen était déjà d'une grande maturité au niveau de l'écriture durant son jeune âge. Elle écrit tellement bien ! J'ai adoré retrouver toute sa verve et sa jovialité dans sa plume.
Ses textes sont remplis d'humour, d'ironie et font preuve de beaucoup d'esprit alors qu'elle n'était encore qu'une jeune fille !
Il est plaisant de lire comment elle s'essayait à la dérision et à l'absurdité dans ses récits avec son oeil caustique, son intelligence et la perspicacité avec laquelle elle percevait la psychologie de ses semblables.
Le court roman Les trois soeurs fait preuve à mon avis de son précoce génie.
J'aurais adoré lire la suite, qui est malheureusement inexistante, du court roman épistolaire inachevé intitulé Lesley Castle très pertinent de vérité sur ce que pouvait être les comportements féminins à l'époque.
Mon préféré est le roman complet de 52 pages écrit en Août 1792 a ses 16 ans "Catherine et la charmille" dans lequel la relation des héros m'a rappelé celle de Jane Austen et Thomas Lefroy, son amoureux de quelque mois, qu'elle ne rencontrera néanmoins qu'en fin 1795.

En bref, j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Jane Austen dans ses écrits de jeunesse qui présageaient d'un réel talent qu'elle développerait par la suite dans les célèbres romans que nous lui connaissons.

 

Quand on est malheureux, rien n'est plus doux au coeur que d'entendre parler d'une détresse égale à la sienne. (Recueil de Lettres)

Notre voisin, Mr Watts, a fait à Mary des propositions de mariage. Elle ne savait quel accueil leur réserver, car bien qu'il lui inspira une aversion particulière (elle n'est pas la seule dans ce cas), elle l'épouserait de tout coeur plutôt que de risquer de le voir s'adresser à Sophie ou à moi en désespoir de cause. (Les trois soeurs)

Je ne saurais trouver la moindre élégance à ces monstrueuses figures, et pour ce qui est de leurs yeux, ces filles sont si grandes que je ne suis jamais arrivée à m'étirer suffisamment le cou pour me trouver en mesure de les contempler... (Lesley Castle)

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