La galerie des jalousies - Tome 1, Marie-Bernadette Dupuy

Publié le par LadyRomance

La galerie des jalousies - Tome 1, Marie-Bernadette Dupuy

Publié le 6 Septembre 2017 aux Editions Calmann-Lévy, 598 pages.

Thèmes : Histoire d'Amour - Meurtre - Tragédie - Enquête Policière - Drame - Passion...

La Grande Guerre vient de se terminer avec son lot de morts, de destructions et de malheurs. Dans le village minier de Faymoreau, un accident grave se produit lorsqu'un coup de grisou provoque l'effondrement d'une galerie, causant la mort de trois travailleurs. Deux autres malheureux, dont Thomas Marot, sont prisonniers dans les entrailles de la Terre et les chances de les sauver sont minces. Lorsqu'elle apprend la tragédie qui frappe l'homme qu'elle aime depuis toujours, Isaure Millet se précipite sur les lieux, car même si Thomas s'apprête à se marier avec une ouvrière polonaise, elle espère toujours qu'il changera d'idée.

Or, l'événement prend une tournure inattendue lorsqu'on retire des décombres le corps d'une des victimes: elle a été assassinée d'une balle dans le dos... Qui a pu commettre ce meurtre dans un moment pareil? Lorsqu'un policier parisien attitré à l'enquête, Justin Devers, arrive à Faymoreau, les mineurs, ceux que l'on surnomme les « gueules noires », s'enferment dans un mutisme qui exaspère l'enquêteur. La vérité parviendra-t-elle à s'extirper de cette histoire tordue, aussi sombre que les galeries de cette mine de charbon où tant de drames se sont joués? C'est ce qu'espère l'inspecteur Devers, tombé sous le charme d'Isaure, tout comme Jérôme, le frère de Thomas.

La galerie des jalousies - Tome 1, Marie-Bernadette Dupuy
mon avis

Autant vous le dire tout de suite, La galerie des jalousies est un joli coup de coeur.

Je me suis régalée.

Il s'agit du premier tome d'une série assez récente de Marie-Bernadette Dupuy.

Je ne pensais pas en lisant la quatrième de couverture que ce roman me plairait particulièrement mais c'est en parcourant quelques chroniques enthousiastes à son sujet que je me suis dit qu'il pourrait me plaire. Et ce fut le cas à ma grande satisfaction.On ne s'ennuie pas une seule seconde.

Isaure, une jeune femme de 18 ans est, pourtant, une héroïne assez atypique, du moins au regard de celles auxquelles je suis habituée. Isaure est maltraitée et rabaissée constamment par son père. Sa mère et ses deux frères ne lui sont d'aucun secours. Ses parents la négligent ne la nourrissant pas suffisamment et lui octroyant la seule chambre qui n'est pas chauffée. Son histoire a tout de même fait qu'elle a pu s'instruire. Sortie de l'Ecole Normale, elle doit prendre un poste d'institutrice au village à la prochaine rentrée scolaire dans un an. En attendant, elle travaille à la ville quand elle revient précipitamment au village où un accident à la mine vient d'avoir lieu. Son ami d'enfance, Thomas, dont elle est secrètement amoureuse depuis toujours, s'y trouve enseveli. Il est le seul à s'être toujours soucier d'elle, à lui avoir apporté soutien et attention. Tout le monde, à part Thomas, trouve Isaure étrange et un peu folle. Mais ce qui plonge Isaure dans le désarroi maintenant qu'elle le sait sain et sauf, c'est qu'elle apprend que Thomas doit épouser une jeune polonaise qu'il a mis enceinte.

Ce roman est donc un joli coup de coeur qui mêle histoires d'amour, jalousies et enquête policière dans le monde de la mine en Vendée en 1920. Car un homme mort dans l'accident de la mine a reçu en réalité une balle dans le dos. L'éboulement dans la mine aurait été intentionnel. Le désabusé mais charmant inspecteur venu de Paris mène l'enquête rendue difficile par la communauté secrète et soudée des mineurs.

C'est passionnant, on ne s'ennuie pas une seconde et on a l'impression de suivre une histoire vraie. L'héroïne, à la beauté singulière, est très attachante et vit une vraie évolution avec ses fragilités mais aussi ses qualités. Les personnages secondaires sont loin d'être en reste. De très beaux personnages ! Je lirais bien la suite avec grand plaisir.

Une superbe histoire passionnante !

En fait, elle n'était que passion dans la moindre parcelle de son corps et de son âme, sans avoir accepté le fait, sans même avoir pris la mesure de cette passion.

On la croyait hautaine, mais c’était faux. La nature lui avait attribué une bouche au dessin boudeur et, comme elle souriait peu, son visage à l’ovale parfait semblait le plus souvent empreint d’une sorte de réprobation.

Souvent solitaire, Isaure avait développé par la force des choses une faculté d’imagination peu commune. C’était un remède aux chagrins divers et aux vexations, de toujours croire à un avenir lumineux.

Publié dans Saga Historique

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