L'errante, Valeria Montaldi

Publié le par LadyRomance

Publié en Juin 21 aux Éditions France loisirs, 532 pages.

Thèmes : Fin XVe siècle - Inquisition - Sorcellerie - Enquête policière - Thriller - Romance - Secret de famille -

1494. Dans l'ancienne petite maison nichée dans les bois de Machod, vit Britta de Johannes. Bien que nombreux soit ceux qui bénéficient de ses remèdes à base de plantes, la jeune femme suscite la peur. Diffamations et calomnies s'accumulent à son encontre, et parviennent aux oreilles de l'Inquisiteur.

Le verdict de ce dernier est définitif : Britta est une sorcière, et son destin est le feu.

2014. En ce froid matin de novembre, Barbara Pallavicini, médiéviste, atteint les ruines du château afin d'y trouver les dernières informations pour terminer sa thèse : une inscription laissée par une femme reconnue coupable de sorcellerie. Dans la semi-obscurité du sous-sol, les yeux de Barbara rencontrent alors ceux d'un cadavre.

Et s'il existait un lien entre la mort de cette fille passionnée d'occulte et celle de Britta, quelques siècles plus tôt ?

Valeria Montaldi trace avec brio le portrait impitoyable d'un microcosme dans lequel chacun a quelque chose à cacher et dans lequel personne n'est innocent.

mon avis

L'errante de Valeria Montaldi est un vrai roman coup de cœur tellement j'ai pris de plaisir à le lire. Il s'agit d'une enquête policière en Italie dans le région d'Aoste sur fond de sorcellerie issue du XVe siècle. On y trouve du mystère, du suspense, du surnaturel et de la romance.
Cela raconte l'histoire de Barbara Pallavicini, une chercheuse universitaire en Histoire Médiévale de 32 ans qui trouve le cadavre d'une certaine Francesca Ravet lors de ses recherches dans les ruines d'un château dans un petit village. Le début de l'enquête montre des similitudes entre l'homicide de la jeune femme retrouvée morte que la communauté considère comme une sorcière, et son ancêtre, une guérisseuse qui fut considérée également comme une sorcière en 1495, Britta de Johannes qui est justement le sujet de recherche de Barbara. Le roman va raconter en parallèle ces deux enquêtes, celle concernant de nos jours Francesca, 23 ans, et celle concernant Britta, une très jolie jeune femme brune, cinq siècle plus tôt.
Les deux histoires sont aussi intéressantes l'une que l'autre.
Britta, initiée par son père en 1495, devient naturellement guérisseuse en soignant de nombreux villageois de deux communautés voisines. Mais ceux-ci n'hésitent pas à se retourner contre elle à l'époque de l'Inquisition lorsqu'elle est accusée  d'avoir tué le fils aîné d'un noble qui accuse Britta d'avoir ensorcelé son fils pour la mettre enceinte et de s'être débarrassée de lui ensuite lorsqu'il a rompu. Évidemment, la réalité est tout autre. La mort de Francesca, elle, en 2014, est un vrai mystère que les carabiniers ont bien du mal à éclaircir face à une petite communauté qui fonctionne toujours à l'ancienne avec leurs croyances, leurs peurs et leur loi du silence.
J'ai beaucoup aimé les deux histoires et le lien entre elles. J'ai vraiment apprécié l'aspect surnaturel qui vient sublimer le récit et qui apporte un côté mystérieux tout en restant dans une enquête classique cartésienne.
J'ai adoré les personnages, les héros étant très attachants avec leurs qualités et leurs défauts. J'aurais voulu ne pas les quitter et connaître leur devenir. J'ai noté de petites longueurs au début du roman mais au fil des pages, le récit monte en intensité jusqu'à la fin.  Bref, je ne m'y attendais pas du tout parce que je ne suis pas très habituée aux enquêtes policières alors que je me suis vraiment régalée et c'est pour cette raison que ce roman est un vrai coup de cœur !

 

- Tu vois, là, dehors ? dit-elle. Le bois, le fleuve, l'herbe, les champs, les roches, les animaux, les oiseaux... Tout cela est un don de la Terre Mère. J'ai utilisé ce don pour porter secours aux autres et à moi-même. Je croyais qu c'était les destin qui m'avait été assigné, mais je me trompais. Peut-être ai-je pêché par orgueil ou alors ai-je fait du mal à quelqu'un sans le vouloir. C'est la seule raison pour laquelle je suis ici.

La jeune femme regarda sa compagne d'infortune. Elle aurait voulu répondre, se justifier, lui expliquer que les accusations contre elle avaient été montées de toutes pièces, que sa seule faute était d'avoir aimé un aristocrate et non un homme du peuple.

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