L'amour en héritage, Louise Walters

Publié le par LadyRomance

Publié le 10 avril 2019 chez City Poche, 382 pages, 8.20 euros.

Thèmes : Angleterre - Années quarante - Seconde Guerres mondiale - Secrets de famille - Amour interdit...

En vraie bibliophile, Roberta, libraire au Old and New Bookshop, aime s'imprégner des vies que racontent les livres. Alors, quand son père lui apporte une valise d’ouvrages ayant appartenu à sa grand-mère, elle se plonge avec curiosité dans ces documents délavés par le temps.

Nichée entre les pages d’un roman, Roberta découvre une lettre. Un courrier qu'elle n'aurait jamais dû lire et qui plonge la jeune femme dans la tourmente des années 40, en pleine guerre.

À cette époque, sa grand-mère Dorothy est une femme malheureuse dont le mariage bat de l’aile. Lorsqu'elle tombe amoureuse d’un pilote de chasse, elle pense avoir trouvé le bonheur. Mais le destin est capricieux et Dorothy sera forcée de garder un terrible secret dont les conséquences vont changer le destin de sa famille...

Quand le secret d’un amour interdit bouleverse des générations...

mon avis

L'amour en héritage est un roman dont j'ai beaucoup aimé l'histoire qui prend de la consistance au fil des pages. En revanche, j'ai moins été convaincue par le style avec certains passages un peu confus et des phrases souvent trop courtes au point d'avoir eu parfois la désagréable impression de lire du morse.
J'ai beaucoup aimé l'héroïne, très touchante et sensible. Il s'agit de Roberta, une jeune libraire passionnée de 34 ans qui trouve dans une valise d'ouvrages ayant appartenu à sa grand-mère une lettre nichée entre les pages d'un roman. Ce courrier va amener Roberta à se poser des questions au sujet de sa famille. Elle va mener une enquête pour constituer son arbre généalogique et découvrir par la même occasion les secrets concernant sa grand-mère Dorothy encore vivante à l'âge de 109 ans. Celle-ci a vécu dans sa jeunesse un mariage malheureux. Elle tombera par la suite amoureuse d'une pilote de chasse polonais au début de la Seconde Guerre mondiale.
C'est donc un récit comme je les apprécie qui se déroule sur deux époques et qui gagne en subtilité et en intensité au fil des chapitres. Ce sont deux histoires d'amour qui se déroulent à soixante-dix ans d'intervalle, l'une en 1940 et l'autre en 2010. Le roman évoque également les thèmes du désir ou du non désir de maternité, de la douleur que cela peut être que de ne pas pouvoir avoir d'enfant ou de celle à l'inverse causée par l'avortement. Tous ses sujets sont traités avec beaucoup d'originalité et de justesse.

Malgré un style manquant un peu de relief au début du roman et un phrasé court souvent déstabilisant, j'ai beaucoup aimé cette histoire bouleversante et d'espoir sur les secrets de famille remontant à une relation hors mariage dans la campagne anglaise durant la Seconde Guerre mondiale plus complexe qu’il n'y paraît au départ ayant des répercussions sur le vie d'une jeune femme sensible, passionnée par les livres et collectionneuses des cartes ou lettres qu'elle trouve dans les romans d'occasion qu'elle vend. C'est une héroïne très touchante dans sa quête d'identité et dans sa volonté d'éclaircir le passé de ses ancêtres qui pourrait bien lui révéler à elle-même la vie qu'elle attendait mais qu'elle n'osait plus espérer. Un très joli roman !  

 

Dorothea Pietrykowski est ma grand-mère. Jan Pietrykowski était mon grand père. Je ne l'ai pas connu, mon père non plus d'ailleurs. Voilà des faits irréfutables.
Mais cette lettre est incompréhensible.
Premièrement, mes grands-parents formaient un couple heureux même si leur mariage a été bref. Curieusement, dans cette lettre, il semble affirmer qu'il ne peut pas l'épouser. Deuxièmement, la lettre date de 1941. Le commandant d'escadrille Jan Pietrykowski a trouvé la mort alors qu'il défendait Londres en novembre 1940, durant le Blitz.

Elle réalisa soudain combien ce cottage lui correspondait, ce n'était pas seulement sa maison mais sa vie. Une bâtisse solide en briques rouges, avec des chambres carrées, des murs bien enduits, de hauts plafonds.

Elle réalisa soudain combien ce cottage lui correspondait, ce n'était pas seulement sa maison mais sa vie. Une

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