Deux femmes dans la tourmente, Teresa Messineo

Publié le par LadyRomance

Publié le 6 juin 2019 aux Éditions Belfond, 316 pages, 19.90 euros.

Thèmes : Seconde Guerre mondiale - France - Hawaï - Amies - Infirmières - Destin de femmes - Vocation - Japonais - Déportation - Amour - Amitié Espoir - Courage...

Jo et Kay se sont rencontrées à New York au cours de leurs études d'infirmière à la fin des années 1930. Désireuses de partir à l'aventure, les deux jeunes femmes s'engagent aux côtés des Alliés. C'est là que leurs chemins se séparent.

Jo est envoyée sur le front de l'Ouest, en France, où elle doit superviser un hôpital de fortune comptant six blessés : des vies fragiles pour lesquelles elle représente le seul espoir et qu'elle entend protéger jusqu'au bout.

Kay est envoyée à Hawaï. Après une parenthèse enchantée sur les plages de sable blanc, l'attaque de Pearl Harbour signe pour elle le début du cauchemar : prisonnière des Japonais, elle est déportée dans un camp à Manille.

Dans l'horreur des corps mutilés, de la maladie et de la famine, chacune s'accroche à sa vocation, mais aussi à l'amour et à l'amitié, pour trouver le courage de supporter l'insupportable. L'espoir sera-t-il plus fort que la mort ? Que restera-t-il de leur précieux lien après ces années de séparation et de souffrance ?

mon avis

Deux femmes dans la tourmente est un magnifique roman qui rend hommage aux infirmières américaines pour qui la conscience collective voulaient qu'elles n'aient pas tant fait que ça pendant la Seconde Guerre Mondiale. Telles sont les motivations qui ont poussé l'autrice Teresa Messineo dans l'écriture de son premier roman et dont elle s'explique à la fin dans ses remerciements. L'intention qu'elle a mise dans son récit vient de sa volonté de mettre les choses au clair car pour elle sans le courage de ces femmes, les USA n'existeraient pas. Elles se sont portées volontaires pour servir alors que la plupart des hommes étaient appelés sous les drapeaux. Elles le faisaient de leur plein gré car elles croyaient à l’idéal de la démocratie, de la liberté et de l'indépendance, à tout ce qui faisait des États-Unis une grande nation. Malgré toutes les terreurs subies par ces infirmières dans leur dur labeur, elles sont restées à leurs postes parce qu'elles étaient des femmes, parce qu'elle étaient humaines et continueraient à apporter de l'humanité dans un monde devenu fou aussi longtemps qu'elles le pourraient. Voilà l'esprit dans lequel l'autrice a écrit son tout premier roman... et quel roman... !!!
C'est poignant de réalisme. Très bien écrit, l'autrice rend passionnant le récit de guerre et d'après-guerre. Nous sommes au cœur de ce que vivent deux infirmières, deux amies séparées par une guerre qui les a terriblement surprise d'horreur à de nombreux égards. Elles se sont formées ensemble dans les années trente à New York, puis chacune s'est engagée auprès des Alliés. C'est ainsi que nous suivons au printemps 1945 l'histoire de Jo McMahon, 26 ans, envoyée sur le front de l'Ouest en France. Elle supervise un hôpital qui se résume à une tente comptant six blessés qu'elle entend protéger coûte que coûte. Puis, il y a l'histoire de Kay Elliot qui se trouve chanceuse d'avoir été envoyée à Hawaï et dont l'attaque de Pearl Harbor va signer le début du cauchemar. Elle sera faite prisonnière des Japonais et déportée dans un camp de la baie de Manille en 1942.
C'est un roman époustouflant dans la description du vécu de l'horreur, la peur, le dépassement de soi, la résilience, l'instinct de survie... de la moindre petite lumière que l'on pourrait percevoir afin de se raccrocher à quelque chose et croire en un possible bout du tunnel...

C'est une histoire d'amitié, mais aussi deux histoires d'amour que chacune des infirmières vivent à des kilomètres l'une de l'autre avec pour espoir la vie... et l'amour... S'en sortir... Retrouvez la lumière...

C'est un roman qui dégage quelque chose de beau malgré l'horreur ! Une formidable découverte !

 

Jo s'était endurcie pour que ni l'amour ni les sentiments ne l'entravent plus, et pour interdire l’accès du chagrin à son cœur.

Elle continuait à incarner ce que toutes les infirmières avaient incarné un jour : l'amour et l'espoir pour des garçons sur le point de mourir. Ce que toutes les filles avaient pensé devenir, longtemps auparavant, lorsqu'elles avaient traversé pour la première fois l'Atlantique dans des navires titanesques, en route pour la guerre en Europe, riant et chantant en chemin comme s'il s'agissait de la plus amusante des garden-parties.

Publié dans Roman historique

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